Achat d’un garage : Les pièges à éviter

Comme nous l’avons évoqué dans un article précédent, l’achat d’un garage présente plusieurs avantages appréciables. Mais attention, si vous n’êtes pas prévoyants et vigilants à propos de toute une série d’éléments en amont de votre démarche d’acquisition, vous devrez faire face à toute une série d’inconvénients. Alors, soyez attentifs aux éléments suivants.

Bien analyser la situation quant à l’offre et la demande au niveau parking

  • Même si le garage qui vous intéresse est situé aux alentours de centres commerciaux, de gares ou autres centres d’intérêts engendrant des besoins en stationnement conséquents, soyez vigilants et veillez à bien mesurer la situation réelle au niveau de l’offre et de la demande à l’égard du stationnement dans la zone que vous visez.
  • Pourquoi ? Certains facteurs peuvent totalement vous échapper tout simplement parce que vous ne les maîtrisez pas. Par exemple, des spécialistes de l’immobilier vous surprendront en vous expliquant que certains garages ou emplacements parkings ne se vendent pas à la côte belge et ce, même dans des immeubles neufs.
  • Pour ce qui est de l’évolution des prix dans le futur, les spécialistes du secteur ne s’attendent pas à de folles flambées telles que nous les avons connues ces dernières années. D’autant plus que les mentalités évoluent et de plus en plus de ménages privilégient le vélo, surtout dans les centres-villes. Sans compter qu’au niveau des nouvelles constructions immobilières, les emplacements de parking sont prévus en nombre suffisant pour les promoteurs immobiliers.

 Entre le box de garage et l’emplacement de parking : Quel est le choix qu’il faut poser ?

  • Aux yeux de certains experts immobiliers, miser sur l’acquisition d’un box de garage est un placement plus sûr comparé à l’emplacement de parking. Leur avis repose sur le fait que les logements sont conçus de plus en plus petits et compacts. Par manque d’espaces de rangements, le box de garage représente un atout en termes de stockage.
  • Par contre, l’emplacement de parking, quant à lui, laisse une plus grande latitude au bailleur pour fixer leurs conditions de location, dans la mesure où les baux liés à un emplacement n’entrent pas dans le champ d’application de la loi portant sur les baux d’habitation. Ils relèvent du droit locatif en général.

Concrètement, un propriétaire peut louer son bien pour un an, par exemple et exiger un paiement de la totalité des loyers pour l’année en une fois.

Et au niveau fiscal ?

Ne perdez pas de vue que les revenus locatifs engendrés par votre garage ou votre emplacement de parking seront rabotés par quelques taxes :

  • Le précompte immobilier qui est fonction du revenu cadastral.
  • Ensuite, que le garage ou l’emplacement de parking soient loués ou pas, il faut reprendre le revenu cadastral dans la déclaration fiscale. Là, vous avez deux possiblités :
  1. Lorsque votre locataire est un particulier : L’imposition portera sur le revenu cadastral multiplié par 40%.
  2. Si le locataire déduit ses loyers dans ses frais professionnels, il vous incombe de déclarer les loyers perçus dont le locataire déduit 40% de charges. Vous serez ainsi imposé sur 60% du revenu locatif. N’oubliez pas que si vous remboursez un prêt vous pouvez déduire les intérêts que vous payez.
  • Dans le cas où vous revendiez votre garage plus tard, l’éventuelle plus-value ne fera pas l’objet d’un impôt, si et seulement si vous revendez votre bien après cinq ans qui suivent votre achat.
  • Surtout n’oubliez pas qu’en mettant en location votre engagement ou votre emplacement de parking vous êtes assujetti à la TVA qui s’élève à 21%. Un taux que vous devez répercuter sur le loyer que vous demandez à votre propriétaire, si et seulement si vos revenus locatifs dépassent les 25.000 euros annuels. Si c’est le cas, vous devez entamer certaines démarches pour établir un statut de franchisé de la TVA.

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